Monoparentale en voyage: comment je me suis retrouvée au Sri Lanka avec mes 3 enfants !

par | sur la route pour enseigner l'ambition aux enfants

Je suis seule maintenant à parcourir la route. Seule…? Pas vraiment. Avec mes 3 enfants. Monoparentale au Sri Lanka. SI vous m’aviez dit ça il y a un an, je ne vous aurais pas cru. Je n’aurais pas pensé avoir le courage. Et puis, de fil en aiguille, de choix en choix, m’y voilà. 

Certains se demandent comment un séjour d’un an en famille en Allemagne pour les études de mon mari a pu se transformer en voyage d’une mère monoparentale au Sri Lanka? 

Moi aussi, je me le demande!!!

C’est que j’apprend à lâcher prise. Après quelques semaines dans son école allemande Arthur m’a dit: « Maman, tu m’as dit que si je n’aimais pas cela, on pourrait rentrer. Et bien, j’aime pas ça! On peut rentrer» Je me souviens chercher quoi lui répondre… C’est délicat. Je lui ai dit: « J’entends Arthur ta demande (Hihi! Technique de PNL ici!!) mais je pense qu’il faut essayer encore un peu. La ligne est mince entre abandonner trop tôt et tenir bon trop longtemps. On va essayer de ne pas être d’un côté ou de l’autre. » J’avais acheté du temps. Après 3 mois, il s’était acclimaté mais reste que ce n’était pas tout à fait le séjour de rêve. Nous vivions à 5 dans un mini appartement et nous n’avions rien trouver de mieux, Le coût de la vie en euros revenait très cher, Arthur n’aimait pas son école, il nous fallait 1 heure de transport par jour pour s’y rendre et je n’aimais pas non plus mon séjour pour tout de sorte de décalage culturelle. Bref, on s’est demandé ce qu’on allait faire.

« Si j’aime pas ça, j’aurai juste à revenir! » :On a beau se le dire avant de commencer un projet (un voyage, un travail) le moment où j’ai eu a choisir d’abandonner notre plan n’était pas évident. Car mise à part mon instinct et mes sentiments, rien d’autre ne peut me dire si j’abandonne trop tôt ou si je m’acharne trop longtemps. Il m’est arrivé de m’acharner, et d’attendre d’être amochée avant de lâcher le morceau. Il m’est arrivé d’abandonner trop tôt et de le regretter. Et il y a l’égo: « À quoi je m’attendais, qu’est-ce que les gens vont penser, Je suis une mère indigne… » Comment savoir ce que je devrais faire?

Et bien j’ai prié!

Pas un prière au bon Dieu ou à la Sainte-Marie. Pas une prière religieuse. Une demande à voix haute. « Mais qu’est-ce que je fais maintenant? » C’est pas la première fois que je fais ça et j’ai eu une réponse pendant la nuit. J’ai rêvé: Sri Lanka. Sans blague. Je me suis réveillée 3 fois dans la nuit avec ce pays qui me revenait en tête. Je dois vous avouer que je ne savais même pas où  c’était sur la planète. Alors le lendemain, j’ai annoncé à Antoine qu’on partait pour le Sri lanka pour son stage parce que j’avais reçu ça comme message pendant la nuit. J’ai dit ça un peu à la blague mais avec un fond de vérité. Au lieu de me trouver illuminée, il m’a dit qu’on pouvait regarder ça. Après quelques recherches, on s’est rendus compte qu’il n’y avait pas d’école Waldorf au Sri Lanka. Mais j’étais maintenant persuadée que je voulais y aller. Les recherches que j’avais fait m’avait montré un pays magnifique!!! 

On a agrandit nos recherches. Antoine a trouvé une super école en Inde qui l’intéressait.  Après Stuttgart, je n’avais pas envie de me retrouvé à nouveau en ville. En plus, les maisons de Hyderabad en Inde était hors de budget. On a laissé notre appartement à Stuttgart et fait « All in » pour planifier un nouveau plan. On a opté pour 3 semaines en famille au Sri Lanka pendant les vacances de Noël puis on se sépare pour un mois durant le premier mois de stage le temps qu’Antoine trouve une maison pour nous en Inde (et qu’il voit si ce ne sera trop intense comme adaptation pour les enfants). J’ai trouvé une maison où rester avec les enfants près de la mer  durant ce mois. Ça va bien aller. 

Mais j’avais un feeling. Je l’ai même dit à Antoine quelques jours avant: j’ai l’impression que ça ne marchera pas la maison… Et puis 2 jours avant le départ d’Antoine ils nous ont annulé la location. 

J’ai donc laissé partir mon amoureux hier sur le quai du train de Hikkaduwa perdu avec mes 3 enfants qui se sentaient un peu perdus eux aussi. Mais qu’est-ce qu’on fait là???  C’est dans ces moments que je me demande pourquoi je n’arrive pas à rester tranquillement à la maison!

J’ai loué une chambre temporaire. Demain je visite quelque chose. On va trouver. 

Mais c’est étrange, j’ai le sentiment profond d’être à la bonne place. Je ne me demande plus s’il faut arrêter ou continuer parce que les décisions sont prises au moment présent. Je dois être influencé par tout ces surfers qui nous entourent mais j’ai l’impression de surfer.

Jour 1 de monoparentale à l’étranger FAIT! Je me demande bien comment ça pourrait être mieux??? 

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